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Monsieur le Chancelier de l’Institut de France,
Monsieur le Président et Monsieur le Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques,
Mesdames et Messieurs les membres de l’Académie,
Éminences et Excellences,
Dignes et éminents représentants des sphères religieuse, politique, économique et culturelle,
chers amis,
Nous nous sentons profondément honoré — soyez-en assurés — d’être aujourd’hui admis au sein de votre illustre assemblée, qui incarne de manière exemplaire la haute tradition de l’esprit français, en particulier lorsqu’il se met au service des principes de l’éthique et des affaires du bien commun.
Nous avons été vivement touché par le discours de bienvenue que vous nous avez adressé, cher Thierry de Montbrial. Le tableau que vous avez tracé de l’orthodoxie témoigne de la grande érudition de l’Institut français des relations internationales, que vous avez fondé et que vous dirigez. Quant au portrait bienveillant que vous avez esquissé de notre personne, nous le recevons comme une exhortation à nous en rendre digne.
Parmi les membres titulaires de cette Académie figurent également plusieurs de nos amis, au premier rang desquels son vice-président actuel, Haïm Korsia, que nous saluons chaleureusement en sa qualité de Grand Rabbin de France. Parmi les membres associés étrangers, nous aurons la joie de poursuivre nos dialogues de longue date avec — pour n’en citer que quelques-uns — Madame la Ministre Dora Bakoyannis, Son Excellence Zaki Anwar Nusseibeh, Son Altesse Royale El Hassan bin Talal et Sa Majesté Charles III. Nous attendons beaucoup des rencontres qui nous seront données en ce lieu.
Cependant, aucune de ces joies ne saurait égaler celle qui nous est offerte de rendre hommage à notre prédécesseur sur ce siège, le vénérable pape Benoît XVI, de bienheureuse mémoire.
Le fait qu’il nous soit confié, à nous, Patriarche œcuménique de Constantinople, d’occuper ce siège confère à cet instant une signification qui dépasse de loin la simple satisfaction personnelle. Ce siège devient ainsi un lieu de mémoire vivante et, en même temps, un signe d’espérance : mémoire d’une vie consacrée à la recherche de la vérité et de la raison, espérance que le chemin de rencontre vivante que nous avons eu la grâce de partager avec lui se poursuive au-delà du temps et de l’espace.
Cette succession revêt une portée symbolique particulière. Elle manifeste non seulement la continuité d’une tradition académique, mais aussi le lien spirituel entre Rome et Constantinople — entre l’ancienne et la nouvelle Rome. Ainsi, ce siège devient un lieu de dialogue où l’héritage commun ne se fige pas dans le passé, mais se renouvelle dans la responsabilité envers le présent et l’avenir.
C’est précisément en cela que réside pour nous l’obligation non seulement d’honorer ce lieu, mais de l’habiter pleinement. Car il ne s’agit pas seulement d’un devoir académique, mais d’une nécessité spirituelle : rendre visible l’unité de la pensée et de la responsabilité envers le monde, en nous tournant vers la figure d’un homme qui a incarné cette unité de manière exceptionnelle.
En évoquant ici sa mémoire de manière particulière, ce ne sont pas seulement deux personnes qui se rencontrent, mais, pour ainsi dire, les deux Rome — l’ancienne et la nouvelle — qui entrent dans un dialogue renouvelé. Ce lieu devient ainsi un espace de rencontre vivante, où l’histoire ne sépare pas mais unit, et où l’héritage commun trouve une expression nouvelle.
Vous avez ainsi permis que, sous cette vénérable coupole les deux Rome et leurs primats respectifs poursuivent leur dialogue au-delà de la mort, aussi longtemps que demeure vivante en nous la mémoire de celui qui fut et demeure pour nous un frère très cher dans le Christ.
C’est pourquoi il nous semble juste de rappeler ici non seulement l’œuvre, mais aussi l’unité intérieure et la théologie féconde de ce grand penseur et pasteur.
La biographie du 265e successeur de l’apôtre Pierre sur le siège de Rome témoigne d’une rare union entre contemplation et action. Joseph Aloisius Ratzinger naît en 1927, dans une Europe déchirée entre deux guerres mondiales. Très tôt, ce jeune chrétien profondément croyant est confronté aux idéologies totalitaires de son époque — le national-socialisme et le communisme — qui marquent, blessent et divisent son pays.
Il choisit la voie du séminaire, où l’étude de la théologie, de la philosophie et des langues classiques le conduit à affronter la question du mal dans l’histoire. Après la guerre, il commence sa formation sacerdotale tout en s’ouvrant largement à l’univers intellectuel de son temps : Heidegger, Jaspers et Buber côtoient, dans ses études, Claudel, Bernanos et Mauriac. Face à une néoscolastique figée, il cherche les sources vivantes : l’Écriture, les Pères et la liturgie.
Ainsi parvient-il à une intuition déjà préparée par les grandes figures de la « nouvelle théologie » et de la pensée orthodoxe : un retour aux Pères qui n’est pas fuite dans le passé, mais redécouverte des sources vivantes de la foi ; attesté, du côté catholique, par Henri de Lubac et Yves Congar, et du côté orthodoxe, par les théologiens russes en exil Georges Florovsky et Vladimir Lossky, qui trouvèrent refuge en Occident et s’opposèrent, par leur parole et leur vie, au système totalitaire du communisme soviétique et à ses ingérences dans la vie de l’Église.
La clarté théologique de Joseph Ratzinger le conduit à devenir conseiller du cardinal Josef Frings lors du Concile Vatican II, où il prend part aux débats décisifs et contribue au renouveau des structures ecclésiales. Déjà s’y manifeste ce qui marquera toute sa vie : que toute réforme authentique ne peut naître que de la profondeur de la tradition.
Nous-mêmes nous souvenons de cette époque, lorsque, durant nos années d’études à Rome, à l’Institut pontifical oriental, en 1963, nous avons pu être témoins de l’élan intellectuel et spirituel de ce moment historique. Bien que venant de la tradition orthodoxe, nous suivions avec un profond intérêt les développements théologiques qui accompagnaient le Concile. Dans cette atmosphère, nous avons déjà perçu l’importance d’une pensée qui, à l’instar de celle de Ratzinger, unit fidélité à la tradition et ouverture à un renouveau vivant.
Le prêtre mûr et le pape Benoît XVI se rencontrent dans l’amour de la vie intellectuelle, mais aussi dans la défense de la vie spirituelle. Et nous pouvons confesser que nous comprenons nous aussi la vie de notre vénéré frère Benoît XVI dans cette même unité intérieure : non comme une succession d’étapes distinctes, mais comme un chemin continu, porté par une profonde cohérence de pensée et de foi.
Cette unité se manifeste également dans son œuvre de maître et de guide spirituel pour toute une génération. Cofondateur de la revue Communio, il rassemble des voix issues de divers pays et traditions et façonne une pensée dont l’influence perdure — notamment à travers des figures telles que Jean-Luc Marion et Rémi Brague, également présents dans cette Académie.
Lorsque le pape Paul VI le nomme en 1977 archevêque de Munich et Freising, puis le crée cardinal, la ligne intérieure de sa vie apparaît clairement : le théologien entre au service pastoral de l’Église sans cesser d’être théologien. Sa devise — Cooperatores veritatis, « coopérateurs de la vérité » — devient la clé de toute son existence. En 2005, ce chemin le conduit au siège de Rome. Son pontificat se distingue par sa clarté intellectuelle, sa liberté intérieure et sa profonde piété ; jusqu’à sa mort en 2022, il demeure un homme de prière.
Ainsi, sa vie appartient à la fois à l’histoire et à l’avenir : comme acteur d’un renouveau théologique, comme penseur enraciné dans la tradition, et comme pasteur attentif aux questions du monde.
Après avoir esquissé la figure intellectuelle de ce pape enseignant, nous ne chercherons pas ici à retracer la chronologie de son pontificat, mais à mettre en lumière certaines lignes directrices de sa pensée, en lien avec les questions morales et politiques qui nous réunissent aujourd’hui.
Le pape Benoît XVI a témoigné de manière singulière que la foi et la raison ne s’opposent pas, mais se soutiennent et s’éclairent mutuellement. Dans sa trilogie Jésus de Nazareth, il a proposé une lecture christocentrique de l’Écriture, ouvrant un chemin où recherche scientifique et foi ne s’excluent pas, mais se rencontrent.
Son œuvre théologique, à la fois biblique et patristique, est entièrement orientée vers cette conviction fondamentale qu’il n’a cessé de rappeler : la vérité n’est pas une idée abstraite, mais une personne — le Christ lui-même, « le chemin, la vérité et la vie ». Dans la fidélité à l’héritage commun des Pères de l’Église d’Orient et d’Occident, il affirmait que le Verbe incarné constitue le principe d’intelligibilité du monde et de l’histoire.
C’est pourquoi Benoît XVI estimait que la crise actuelle de nos sociétés n’est pas d’abord une crise morale, mais une crise de la vérité. Son analyse du relativisme touchait à l’anthropologie et à l’épistémologie : lorsque la vérité est réduite à une construction arbitraire, la foi elle-même se réduit à une expérience subjective. Sa réponse reposait sur une ontologie du Logos, comme rencontre historique entre la révélation divine et la raison humaine, élevée, transformée et accomplie par l’Incarnation. Sur le plan scientifique, cela le conduisit à refuser toute tentative de « déhellénisation » du christianisme et à souligner au contraire l’unité profonde entre l’unicité du Dieu biblique et l’être de la pensée grecque. Sur le plan pastoral, il rappelait avec force que la crise spirituelle de notre temps trouve son origine dans l’oubli de Dieu et que la redécouverte de la dimension transcendante de l’existence humaine est une condition essentielle de la dignité de la personne et de la paix du monde.
C’est précisément ici, Mesdames et Messieurs, que sa pensée rejoint de manière remarquable la tradition intellectuelle qui inspire cette Académie et qui a trouvé en France une expression particulièrement significative. Les grandes valeurs issues de la Révolution française — liberté, égalité, fraternité — ne peuvent durablement subsister dans l’abstraction. Elles requièrent un fondement solide qui dépasse le changeant et garantit la dignité inaliénable de la personne humaine.
Sans enracinement dans la vérité, la liberté devient arbitraire, l’égalité se transforme en nivellement et la fraternité en simple exhortation morale sans force unifiante. En ce sens, la pensée de Benoît XVI nous rappelle que ces idéaux trouvent leur fondement ultime non pas seulement dans des conventions sociales, mais dans la vérité de l’homme lui-même, créé à l’image de Dieu et appelé à devenir, par la théosis, reflet du divin dans l’histoire.
Ainsi, la tâche qui vous incombe, à vous, membres de cette Académie, et à laquelle nous nous savons désormais associés, devient une responsabilité éminente : la recherche inlassable d’une vérité qui ne divise pas, mais unit ; qui ne domine pas, mais sert. Car seule une telle vérité peut fonder un ordre juste et ouvrir l’horizon d’un avenir où liberté, égalité et fraternité ne seront pas seulement proclamées, mais réellement vécues.
Benoît XVI. s’est efforcé de mettre fidélité et créativité au service d’une ecclésiologie renouvelée. Déjà comme Joseph Ratzinger, il avait marqué de son empreinte, lors du Concile Vatican II, des textes fondamentaux tels que Lumen Gentium, Dei Verbum et Gaudium et Spes, notamment en ce qui concerne la compréhension de l’Église comme peuple de Dieu, la Révélation comme rencontre vivante entre Dieu et l’homme, ainsi que le dialogue responsable de l’Église avec le monde. Plus tard, en tant que pape, il développa cette vision : dans Deus Caritas Est, il présenta l’Église comme expression de l’amour divin ; dans Spe Salvi, l’espérance comme réponse à la crise de la modernité ; et dans Caritas in Veritate, la nécessité de critères éthiques pour l’économie.
Ce n’est pas un hasard si nous évoquons ici ses discours prononcés en 2008 au Collège des Bernardins à Paris, en 2010 à Westminster Abbey et en 2011 devant le Bundestag allemand. Ces lieux ne représentent pas seulement des nations, mais les dimensions fondamentales de la civilisation européenne : la culture, la politique et le droit. À Paris, il rappela que la culture européenne est née de la quête de Dieu ; à Westminster, il souligna le rôle de la religion dans l’espace public ; à Berlin, il affirma que le droit doit être fondé sur la vérité.
Cependant, cet ensemble ne révèle toute sa profondeur qu’à la lumière de ses racines : Athènes, Rome et Jérusalem. À Jérusalem se manifeste la révélation du Dieu vivant et la dignité de l’homme créé à son image ; à Athènes, la quête de la raison pour la vérité et le sens ; à Rome, l’ordre du droit et de la vie civique. Dans la rencontre de ces trois héritages, Benoît XVI reconnaissait l’origine la plus profonde de l’Europe : l’unité de la foi, de la raison et du droit.
Permettez-nous toutefois d’ajouter que ce tableau demeure incomplet sans Constantinople, la « Nouvelle Rome ». C’est là que la tradition patristique a été conservée et transmise de manière vivante — une tradition qui a profondément marqué la pensée de Benoît XVI. Dans ses catéchèses sur les Pères de l’Église, il a mis en lumière de façon particulière l’actualité durable des Pères cappadociens et de saint Jean Chrysostome, chez qui se conjuguent la vérité de la foi, la profondeur liturgique et la responsabilité envers l’homme.
Dans cette tradition vivante, nous nous tenons nous-mêmes, en tant que successeurs de saint Jean Chrysostome sur le trône de Constantinople. Son témoignage nous rappelle que la liturgie ne peut jamais être séparée du souci du prochain et que la vérité se vérifie dans l’unité de l’adoration et de la charité agissante. Nous nous souvenons avec gratitude de la restitution de ses reliques en 2004 de Rome à Constantinople, signe spirituel de réconciliation entre nos Églises.
Les Pères cappadociens, en particulier saint Basile le Grand, ont montré que la connaissance de Dieu est inséparable de la responsabilité envers le prochain. Ainsi, Constantinople devient un lieu où se manifeste l’unité de la vérité, de la liturgie et de la responsabilité sociale — une unité essentielle pour l’équilibre spirituel de l’Europe.
Dans ce contexte, nous ne pouvons passer sous silence une dimension qui nous est particulièrement chère et dans laquelle nous nous sentions profondément unis à notre vénéré frère Benoît XVI : la responsabilité de l’homme envers la création. La crise écologique de notre temps n’est pas seulement une question technique, politique ou économique, mais, en son cœur, une crise spirituelle — une crise de la relation entre l’homme, le monde et Dieu.
Nous avons souvent souligné que toute atteinte à l’environnement naturel constitue en même temps une atteinte à l’ordre de la création divine. Lors de notre intervention, à l’invitation de Benoît XVI, dans la chapelle Sixtine en 2008, nous avons rappelé que l’homme ne doit pas considérer le monde comme un simple objet à sa disposition, mais comme un don, comme un sacrement de la présence de Dieu. Lorsque cette attitude eucharistique disparaît, le monde cesse d’être un lieu d’action de grâce pour devenir un champ d’exploitation.
Bien qu’il ait rejeté toute instrumentalisation idéologique de la foi, Benoît XVI n’a jamais renoncé à dialoguer avec le monde sur les questions éthiques et politiques, dans un esprit qui ne cherchait pas à imposer, mais à témoigner de l’amour du Créateur pour sa créature. Cela ne l’empêchait pas d’exprimer avec lucidité la gravité de la situation contemporaine.
Dans un dialogue avec Jürgen Habermas en 2004, il constatait avec inquiétude l’érosion de l’universalité à laquelle avaient contribué « les deux grandes cultures de l’Occident : la foi chrétienne et la rationalité séculière ».
Que dirait-il aujourd’hui face au désordre croissant de l’ordre international ? Il nous rappellerait sans doute que la crise est d’abord de nature théologique. Que l’obscurcissement du Dieu vivant et la disparition de son icône — remplacée par le vide, le masque ou l’idole — privent l’homme de la dynamique de son être à l’image de Dieu, accentuent la fragilité de son existence, affaiblissent sa capacité de conversion et approfondissent en lui le vertige du nihilisme. Car sans vérité, la liberté se dissout.
Cette intuition appelle aujourd’hui une réflexion renouvelée, à l’heure où la question de la vérité se pose dans le contexte d’une transformation technologique sans précédent. Dans un monde où l’intelligence artificielle intervient de plus en plus dans les processus de connaissance et de décision, la tentation est grande de réduire la vérité à la fonctionnalité ou au calcul.
Or, la vérité de l’homme dépasse l’algorithmique. Elle est relation, révélation et sens. Lorsque la vérité est réduite à un produit technique, l’homme lui-même risque de devenir objet. Ici encore, l’avertissement de Benoît XVI conserve toute son actualité : une raison privée de vérité perd son orientation, et une liberté sans vérité se détruit elle-même.
Nous sommes donc appelés à unir le progrès technique à une responsabilité renouvelée envers la vérité — une vérité qui ne se fabrique pas, mais se reçoit ; qui ne se domine pas, mais se cherche ; et qui ne remplace pas l’homme, mais le confirme dans sa dignité.
Ainsi, la mission qui nous est confiée par cette Académie prend aussi une dimension profondément personnelle. Ce que nous avons tenté d’exprimer conceptuellement, nous l’avons vécu dans la rencontre avec lui. Nous gardons le souvenir lumineux d’une fraternité fondée sur le respect, la confiance et le désir sincère d’avancer sur le chemin du dialogue entre Rome et Constantinople.
Nous nous souvenons en particulier de l’année 2006, lorsque, dans le contexte délicat qui suivit le discours de Ratisbonne, le pape Benoît XVI se rendit à Istanbul. Si ce voyage fut perçu comme un geste envers le monde musulman, il s’inscrivait aussi dans la tradition ecclésiale des rencontres fraternelles entre Rome et Constantinople.
Nous avons eu la joie de l’accueillir au Phanar le 30 novembre. Ce fut un jour d’une grande densité spirituelle : prière commune, échange du baiser de paix, et engagement renouvelé à poursuivre le chemin ouvert par Paul VI et Athénagoras.
Joseph Ratzinger a su unir, d’une manière rare, intelligence et spiritualité, fidélité et ouverture, clarté et humilité. Sa vie est devenue un témoignage de l’unité entre théologie et prière, vérité et amour.
Son héritage demeure avant tout l’amour de la vérité — une vérité qui unit, transforme et éclaire. Son œuvre continuera de porter du fruit, même si sa voix et sa présence nous manquent.
Mais nous croyons qu’une vie vécue dans la vérité ne s’éteint pas dans le silence, mais se prolonge dans la lumière, dans la prière des fidèles et dans l’espérance.
C’est aussi la responsabilité liée à ce siège qui nous est confié: poursuivre ce dialogue dans l’esprit de vérité et d’amour, au service de l’unité de l’Église et de la paix du monde.
Permettez-moi, avant de prendre place, de saluer notre frère Benoît selon la tradition byzantine :
Αἰωνία σου ἡ μνήμη, ἅγιε Ἀδελφέ,
«Que ta mémoire soit éternelle, saint frère !»
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Φωτό: Νίκος Παπαχρήστου

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